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julienbonhomme.
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"Le Bwiti apparait comme l'une des plus importantes traditions ésotériques du Gabon.

Il peut être considéré comme une "stucture sociale de représentation des sociétés gabonaises en matière de cultes, de philosophie (vision du monde), d'enseignement (initiation et suivi), et de thérapie( tant physique que moral)".


Les mutations actuelles, suscitées par la réintroduction du sens du global dans les sociétés humaines, de l'imaginaire et du sacré, annoncent à terme la naissance d'une nouvelle vision de l'homme et du monde.


Elles nous amènent de ce fait, à reconnaitre la tradition non plus comme un ensemble de valeurs passées - donc dépassées - mais au contraire comme un facteur susceptible d'apporter un nouveau sens à la vie.


Il est vital pour notre humanité de découvrir toute cette sagesse millénaire qui fait partie de notre propre patrimoine culturel.


Une bonne connaissance du rôle des communautés dites ésotériques s'impose à tous. Au Gabon le Bwiti en constitue une.

Certains observateurs amenés à dire que le "Gabon est à l'Afrique ce que le Tibet est à l'Asie, à savoir un véritable centre spirituel d'initiation religieuse.


Comment le Bwiti s'est il enraciné dans le pays de l'Iboga? D'où vient il? Qu'est ce qui justifie tant d'engouement autour de sa pratique?

Collectif organisateur du séminaire LUTO 2000

Notre association Ebando a pour objet de mieux faire connaitre ces "patrimoines essentiels".

IBOGA, LE BOIS SACRE
DU CULTE DE LA FORCE EQUATORIALE

Face au déferlement des sectes d'inspiration chrétienne et à l'installation de l'Islam en Afrique Centrale subsistent encore des cultes traditionnels dont le plus connu au Gabon est le Bwiti rite initiatique dont plusieurs documentaires viennent de délivrer certaines facettes au public (Réalisateur Jean Claude CHEYSSIAL,membre d'Ebando ONG).

L'Iboga véhicule initiatique du Bwiti, également appelé Bois Sacré a des effets toniques à petites doses et mène à des visions initiatiques à plus forte dose.


La pratique de l'Iboga remonte à la nuit des temps car l'arbuste magique prospérait déjà à l'ombre des arbres géants de la forêt équatoriale, bien avant l'arrivée du premier chasseur.


Les premiers à expérimenter son pouvoir furent les Pygmées qui avaient observé des animaux (cochons sauvages selon certains, porc-épics ou singes mandrilles selon d'autres) être en proie à une grande excitation après l'ingestion des racines du "Tabernanthe iboga". Sa pratique ritualisée passa de génération en génération puis des Pygmées aux Bantous venus vivre à leur contact au coeur de la forêt. Les Bantous qui pratiquaient déjà le Culte des Ancêtres, y mêlèrent l'initiation à l'Iboga, inventant ainsi le Bwiti. Fortement chistianisé ou plus originel et animiste, le Bwiti reste lié à l'essence de chaque personne dans sa différence.


Le but de l'initiation qui peut s'étaler sur plusieurs jours, est notamment de "faire remonter l'impétrant à l'origine des temps en revivant les souvenirs de miliers de générations qui l'ont précédée et qui sont enfouis dans sa mémoire individuelle, parcelle d'une mémoire collective immémoriale".

Un autre but est évidemment curatif, de nombreux patients comptent sur le pouvoir du rite pour chasser tous types de maladies tant physiques que psychosomatiques ou d'origine sorcière.


Un des volets du documentaire de Cheyssial décrit l'usage possible des propriétés alcaloïdes de l'arbuste pour le traitement du sevrage, des drogues notamment héroïne et cocaïne. Selon plusieurs plusieurs expériences menées par des scientifiques américains et suivies par le pharmacien le plus connu du Gabon, le Professeur Gassita; la puissance des dérivées de l'Iboga, qui n'est pas du tout addictif lui même, permet de couper rapidement la dépendance aux drogues dures.


L'Ibogaïne est d'un grand secours dans plusieurs cas estime le Professeur en regrettant toutefois qu'elle ait été classée comme stupéfiant par l'un des pays qui en a le plus besoin: les Etats-Unis.
D'après FALANG VAZA-LOBO (Journaliste)

IBOGA, VOYAGE VERS LA GUERISON

« Tout est dans la nature et toute la nature est en moi. On est ensemble ! »
Parole de pygmée

Si un jour tu manges Iboga, tu mangeras l’écorce amère de la racine de cet arbuste qui pousse dans la forêt primale au Gabon ; elle est utilisée par les pygmées dans leurs rituels de guérisons physiques et spirituelles depuis des milliers d’années, ce rituel: le bwiti, ou culte des ancêtres est d’ailleurs à l’origine de la thérapie occidentale appelée : constellation familiale ; cette plante est un précieux cadeau de la nature.

L’écorce, c’est la partie de la plante qui est directement au contact de la terre, c’est la membrane qui cogère les échanges de la plante avec la terre; en mangeant cette écorce tu recontactes tes propres racines ; en quelque sorte, tu réévalues et optimises tes programmes d’échange (entrées et sorties) avec l’extérieur.

Le reformatage de ton biodisque dur est activé ; durant tout le mois qui suit, le travail en profondeur continuera à se faire.

Tout ce vécu, se fait avec un sentiment intense d’hyperprésence, à aucun moment il n’est question de paradis artificiel, l’amertume exécrable du bois ne donne d’ailleurs vraiment pas envie d’y revenir. Iboga participe à la guérison des maux et blessures, des plus physiques au plus subtils. En mangeant le bois sacré, tu te réappropries toute la force de l’univers qui est en toi et en chacun d’entre nous et tu acceptes de la redistribuer sans peur de manquer.

En prenant Iboga, tu peux, si tu le désires, régler fondamentalement les comportements addictifs générateurs de dépendances, peu importe l’addiction que tu as choisi de vivre, c’est la tienne .

Quand tu manges Iboga, tous les esprits de la nature peuvent se parler en toi, s’harmoniser, une gigantesque constellation familiale d’esprits; ce sentiment de paix génère du discernement (là où l’intelligence est au service du coeur), du bonheur (et c’est là où il y a le plus de bonheur qu’il y a le plus de vérité) et de l’autonomie (pourquoi aller consommer à l’extérieur ce qui existe en toi ? Pourquoi créer cette dépendance à toute forme de consommation ?).

C’est dans cette énergie que la compréhension profonde et les transformations durables peuvent s’installer ; Les pygmées appellent aussi Iboga : « Le Bois Sacré » ; mais, qu’est-ce qu’il a de plus sacré qu’un autre bois, cet Iboga ? Iboga, lorsqu’il est utilisé dans le cadre d’une action de guérison, est une plante anthéogène (qui amène Dieu à toi, Dieu n’étant qu’une façon de parler, les mots Univers, Vie, Amour feraient presque aussi bien l’affaire), manger de l’iboga est une expérience de foi dans la vie, tu as alors accès à une forme de mémoire collective.

Le voyage vers la guérison n’est pas uniquement lié au fait de manger de l’iboga, mais aussi dans l’intention que tu y associes et dans les conditions dans lesquelles tu le manges.

Le « miracle » de ta guérison dépend donc aussi de ton intention de guérison ; et ça ne marche pas forcément à 100% du premier coup, tu auras peut être besoin d’une ou deux cessions supplémentaires pour être confortable dans cette nouvelle dimension de vie.

Lorsque tu manges le bois, il travaille en toi là où il doit travailler, au rythme juste, peut être que tu n’auras aucune vision et seulement des sensations physiques, tout du moins consciemment, peut-être que tu feras voyage sur voyage, peu importe, confiance!

L’essentiel c’est que la guérison se fasse là où elle doit se faire, et…. Iboga voit là où tu dois guérir et…. si tu l’avais vu avant tu ne serais pas venu manger ce bois, et oui !!! Tu as peut-être à cet instant la sensation que enfin c’est possible. 

Comme dans Alice au pays des merveilles, en mangeant le Bois Sacré, tu vas aller au fond de ton placard, là où sont rangés tous tes secrets, accepter de quitter ton siège de spectateur-rêveur, ouvrir la porte secrète qui est au fond de ce placard, et….

Guérison, bonheur et autonomie.

Pierre-Kouna
pierduc@infonie.fr

 
creation graphique :
Francis Banguet